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Offres d'emploi


  1. Thèse Cifre en épidémiologie (santé-travail) à la RATP

    Date limite de candidature dépassée. Offre d'emploi. CDD. Paris. Publiée le 03/09/2018.

    Employeur

    Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) - Service de Santé au Travail, avec cotutelle

    • Institut universitaire romand de Santé au Travail, Université de Lausanne (Suisse)
    • Equipe d'accueil EA 2694, Santé Publique : Épidémiologie et Qualité des soins, UFR Ingénierie et Management de la Santé, Université de Lille

    Coordonnées

    RATP

    54 quai de la Rapée

    75599 Paris Cedex 12

    https://www.ratp.fr/

    Description du poste

    Etude de la relation entre l’exposition aux particules dans des enceintes ferroviaires souterraines et la santé respiratoire des travailleurs

    Les effets délétères des particules (PM) de la pollution sur le système respiratoire sont clairement démontrés. Les mécanismes physiopathologiques impliquent un effet direct des particules fines (PM10 et PM2.5) et ultrafines (PUF) et un effet indirect (inflammation et stress oxydant). Des mesures des polluants dans des enceintes ferroviaires souterraines (EFS) montrent des concentrations massiques des PM10 et PM2.5 très supérieures à celles de l’air extérieur et de composition essentiellement métallique (Fe, Cu, Ba). En nombre, les PUF prédominent. Ce projet de thèse vise à évaluer chez les agents de transport parisien la santé respiratoire en lien avec leur exposition professionnelle aux particules de l’air des EFS. Ce projet constitue le pendant épidémiologique du projet de recherche franco-suisse « ROBoCoP », acronyme de Respiratory disease Occupational Biomonitoring Collaborative Project, rattaché au consortium européen CliniMARK (EU COST Action CA 16113), dont l’objectif est de développer les biomarqueurs valides de l’atteinte précoce de la fonction respiratoire, notamment les biomarquers prédictifs de la bronchopneumonie chronique obstructive (BPCO).

    La 1ère année de thèse sera consacrée à la préparation de l’étude expérimentale du projet ROBoCop, notamment :

    • La construction de l’échantillon représentatif des travailleurs par randomisation stratifiée. Les strates seront définies selon le sexe, l’âge, le niveau d’ l’exposition aux particules et le statut tabagique. Le fichier initial est le fichier de la population active des travailleurs des EFS (n~15000) qui devra être complété de deux variables (statut tabagique et le niveau de l’exposition). L’information sur le statut tabagique sera collectée par le service de médecine du travail courant 2018, à partir des données des consultations périodiques. La variable sur le niveau d’exposition sera créée par la Cellule de Recherche Epidémiologique en santé au Travail (CeREST), sur la base des résultats des campagnes de mesures de la pollution de l’aire dans les EFS et la localisation des postes de travail (renseigné dans le fichier initial). D’après le calcul de la puissance statistique, l’échantillon de l’étude sera de l’ordre de 350 individus pour inclure 300 participants dans l’étude expérimentale.
    • L’étude bibliographique et l’élaboration du questionnaire portant sur les variables pouvant interférer sur le niveau du potentiel oxydant mesuré dans l’air exhalé et la fonction respiratoire. Ce questionnaire sera testé et validé dans le cadre de l’étude-pilote du projet ROBoCop, réalisée lors du premier semestre de 2019.
    • La finalisation du protocole de l’étude expérimentale, intégrant les résultats et les conclusions de l’étude pilote du projet ROBoCop et les contraintes organisationnelles et techniques du service de médecine du travail et de la RATP.

    Le travail de cette première année donnera lieu à la valorisation du questionnaire validée et du protocole dans une publication scientifique et une communication scientifique à un congrès d’épidémiologie et/ou de médecine de travail.

    La 2ème année de thèse sera consacrée à l’analyse et la valorisation des données d’une étude exploratoire de la fonction respiratoire des travailleurs de la RATP conduite par le service de médecine du travail en 2007-2008. Pour cela, il est prévu notamment :

    • Une reconstitution individuelle rétrospective de l’exposition professionnelle aux particules des agents ayant participé à l’étude à partir des données des mesures d’exposition disponibles.
    • Une reconstitution individuelle du statut tabagique et des variables – facteurs de confusion potentiels à partir des dossiers médicaux.
    • Une validation des résultats de la spirométrie par un médecin spécialiste en pneumologie et la détermination d’un ou plusieurs paramètres pertinents pour l’analyse du lien avec l’exposition aux particules.
    • L’analyse statistique de la relation entre l’exposition et le/les paramètres de la fonction respiratoire, ajustée sur le statut tabagique et les facteurs de confusion éventuels.
    • Le repérage des agents ayant été également inclus dans l’étude expérimentale du projet ROBoCoP pour une éventuelle analyse de l’évolution de la fonction respiratoire en lien avec l’exposition professionnelle aux particules.

    Le travail de cette 2ème année donnera lieu à la publication des résultats de l’analyse de la relation entre l’exposition aux particules et l’état de la fonction respiratoire des travailleurs du transport parisien ainsi qu’à la présentation de ces résultats lors d’un congrès en d’épidémiologie et/ou de médecine de travail.

    La 3ème année de thèse sera consacrée à la participation à la réalisation de l’étude expérimentale du projet ROBoCoP et à l’analyse des données, notamment :

    • La supervision de la collecte des données via l’administration du questionnaire (élaborée lors de la 1ere année).
    • La reconstitution rétrospective individuelle de l’exposition professionnelle aux particules.
    • L’analyse statistique de la relation entre l’exposition aux particules dans les EFS et le niveau du potentiel oxydant mesuré dans l’air exhalé et, éventuellement, d’autres indicateurs biologiques d’effet précoce sur la fonction respiratoire (le choix des indicateurs biologiques sera déterminé lors de l’étude-pilote du projet ROBoCoP).
    • Eventuellement et sous réserve de puissance statistique suffisante, l’analyse de l’évolution de la fonction respiratoire en lien avec l’exposition professionnelle aux particules.

    Le travail de cette 3ème année donnera lieu à la rédaction de deux manuscrits d’articles portant sur les résultats d’analyses statistiques décrites ci-dessus. Un mémoire de thèse sur articles sera rédigé et soumis à l’Ecole doctorale à la fin de la 3ème année en vue de la soutenance du doctorat universitaire.

    Cette thèse sera dirigée par la Prof. Guseva Canu de l’Université de Lausanne (Suisse), investigatrice principale du projet ROBoCoP, avec une co-direction du Dr. Benjamin Guinhouya de l’Université de Lille (France). Le ou la doctorant(e) sera inscrit(e) à la fois à l’Ecole doctorale « Biologie et santé » de l’Université de Lille et à l’Ecole doctorale Life Sciences de de l’Université de Lausanne dans le cadre d’une cotutelle entre les deux établissements, sous réserve d’acceptation du dossier par l’Université de Lausanne. Le doctorant sera recruté par la RATP sous contrat de thèse, dans le cadre du dispositif Cifre et accueilli au sein de la CeREST, sous la responsabilité de l’épidémiologiste de la RATP, Nicolas Méthy et du médecin du travail, Dr. Amélie Debatisse, durant les 3 années de thèse.

    Profil recherché : débutants acceptés

    Le candidat doit être titulaire d’un Master 2 en Santé publique ou équivalent et avoir de bonnes connaissances en biologie et physiologie humaine, épidémiologie et biostatistiques. Une maîtrise parfaite (écrite et orale) de la langue française est exigée, ainsi qu’une très bonne capacité rédactionnelle en anglais. La thèse faisant partie d’un projet de recherche pluridisciplinaire, le candidat doit être capable de travailler en équipe, aussi bien avec des agents et le personnel médical de la RATP et des chercheurs (épidémiologistes, chimistes, hygiénistes industriels et toxicologues).

    Contrat à durée déterminée (CDD)

    CDD de 3 ans

    Recrutement envisagé fin 2018, après instruction et acceptation du dossier par l'ANRT

    Contact(s)

    Nicolas Méthy 01 58 76 66 23

    Amélie Debatisse 01 58 76 79 12

    Modalités de candidature

    Date limite : 16/09/2018

    Merci d’adresser CV, lettre de motivation et lettre de recommandation de votre encadrant de stage de M2, à :

    amelie.debatisse@ratp.fr ; nicolas.methy@ratp.fr

    Irina.Guseva-Canu@chuv.ch

    benjamin.guinhouya@univ-lille2.fr