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  1. Prise de progestatifs seuls avant la ménopause et risque de mélanome cutané dans la cohorte prospective E3N

    Stage. Val de Marne. Publié le 07/11/2017.

    Employeur

    L'étude E3N est une enquête de cohorte prospective portant sur environ 100 000 femmes volontaires françaises, adhérentes à la MGEN, nées entre 1925 et 1950 et suivies régulièrement depuis 1990 par auto-questionnaires. Le principal objectif de la cohorte est la recherche des facteurs de risque de cancer et d’autres pathologies (diabète, maladies cardio-vasculaires, etc.) chez la femme, principalement parmi l'alimentation, l'utilisation de traitements hormonaux et les facteurs reproductifs.

    Coordonnées

    Gustave Roussy, Inserm U1018, Equipe “Générations et Santé”

    114 rue Édouard Vaillant

    94805 Villejuif Cedex

    Description du poste

    Introduction

    Le mélanome cutané est une tumeur maligne de la peau qui se développe à partir des mélanocytes, cellules responsables de la pigmentation de la peau. Le mélanome est le cancer de la peau le plus mortel et son incidence n’a cessé d’augmenter en Europe depuis les années 1970. Plus de 11 000 nouveaux cas sont diagnostiqués en France chaque année, causant près de 1 700 décès annuels.

    Plusieurs études suggèrent une influence des hormones sexuelles (œstrogènes, androgènes, progestérone) sur le risque de mélanome. Cette hypothèse s’est d’abord basée sur des études cliniques, décrivant l’apparition de nouvelles tumeurs cutanées ou l’évolution rapide de mélanomes préexistants lors de la grossesse. Au niveau biologique, des études ont mis en évidence l’influence des œstrogènes et androgènes sur la pigmentation de la peau et sur l’évolution des tumeurs mélanocytaires. Des arguments épidémiologiques étayent également cette hypothèse hormonale : le taux d’incidence du mélanome est plus élevé chez femmes que chez les hommes en Europe, et les femmes ont une meilleure survie et des taux de métastase et de mortalité plus faibles que les hommes.

    Au cours de leur vie, beaucoup de femmes sont exposées à des traitements hormonaux (pilule contraceptive, traitements de l’infertilité, progestatifs seuls, traitements de la ménopause). Plusieurs études ont suggéré des associations entre certains de ces traitements et le risque de mélanome ; cependant, leurs résultats étaient contradictoires, et peu d’études prospectives sont disponibles. Par ailleurs, l’association avec la prise de progestatifs seuls, prescrits aux femmes pré-ménopausées dans diverses indications gynécologiques (endométriose, mastose fibrokystique, kystes ovariens, etc.), n’a encore jamais été explorée.

    Objectifs

    L’objectif de ce stage est d’explorer les associations entre la prise de progestatifs seuls avant la ménopause et le risque de mélanome cutané dans la cohorte E3N. Le/la stagiaire analysera notamment les différents types de progestatif, l’âge de début de prise et la durée du traitement. Il/elle étudiera par la suite si ces associations diffèrent en fonction du type histologique de mélanome et de sa localisation.

    Des analyses complémentaires pourront être envisagées dans l’enquête cas-témoin nichée E3N-SunExp, une sous-étude de 5 500 participantes E3N ayant renseigné des données détaillées sur leur exposition solaire tout au long de leur vie.

    Profil recherché : débutants acceptés

    Un profil M2 épidémiologie/biostatistique est souhaité. Le stage nécessitera une bonne maîtrise du langage SAS ainsi que de l’anglais lu. En outre, le(la) candidat(e) devra faire preuve d’autonomie, de rigueur, de professionnalisme et d’esprit d’équipe.

    Stage

    Début du stage : entre février et avril 2018, pour une durée de 6 mois

    Contact(s)

    Iris Cervenka

    iris.cervenka@gustaveroussy.fr

    Fichiers joints

    Modalités de candidature

    Adresser CV + lettre de motivation à :

    Iris Cervenka

    iris.cervenka@gustaveroussy.fr