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Offres d'emploi


  1. Offre de stage - Impact des autotests sur l’épidémie du VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes en France

    Stage. Paris. Publié le 15/09/2017.

    Employeur

    Créé en janvier 2014, l’Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé Publique » (INSERM UMRS 1136) est constitué de 8 équipes de recherche mixte INSERM/UPMC. Les champs de recherche couverts par l’Institut sont l’épidémiologie, qu’elle soit clinique, populationnelle ou sociale, la pharmacoépidémiologie, les biostatistiques, la modélisation mathématique, la recherche clinique, incluant la méthodologie et les essais cliniques, les interactions entre l’environnement et la santé, les déterminants sociaux de la santé, et l’organisation des systèmes de soins. En termes d’application, nous travaillons essentiellement sur des maladies transmissibles (la grippe, le VIH, les hépatites, …), les infections émergentes et nosocomiales, les maladies chroniques (les maladies cardiovasculaires, allergiques et respiratoires), les désordres psychiatriques et les soins intensifs. Nous contribuons à une meilleure connaissance des mécanismes et des déterminants des maladies, à l’amélioration des systèmes d’information et de surveillance et de la modélisation des maladies transmissibles, au développement des techniques statistiques pour l’analyse des données « big data » (incluant, par exemple, les données génétiques et cliniques humaines, les agents infectieux et les réseaux entre humains pour les maladies transmissibles, ou sur les expositions environnementales et sociales au cours de la vie pour les maladies chroniques). Nos travaux sont menés en association avec les organisations de patients et fournissent des informations essentielles pour guider les évolutions de la pratique clinique et de l’organisation des soins et pour conseiller les décideurs politiques et les autorités de santé publique.

    Coordonnées

    56 Bd Vincent Auriol

    75013 Paris

    http://www.iplesp.upmc.fr/fr/institute

    Description du poste

    Selon les dernières estimations, 9600 hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH), soit 3% des HSH, ignorent leur séropositivité en France. L’absence de diagnostic contribue non seulement à retarder la prise en charge thérapeutique du VIH, et donc à augmenter les risques de morbidité et de décès liés au VIH, mais rend également impossible le contrôle de la charge virale (quantité de virus dans l’organisme), principal déterminant du risque de transmission du VIH. Ainsi l’épidémie continue de progresser chez les HSH au rythme d’une incidence annuelle de 1%. Dans ce contexte, la mise à disposition récente de nouveaux outils de dépistage, tel que l’autotest, suscitent de nouveaux espoirs, mais soulèvent également de nouvelles questions. La commercialisation de l’autotest va-t-elle permettre d’augmenter le nombre de diagnostics du VIH et ainsi contribuer à réduire le nombre de personnes ignorant leur séropositivité et la transmission du VIH ? Quelle fraction des personnes utilisant déjà les méthodes de dépistage « classiques » utiliseront l’autotest ? Est-ce que les personnes peu ou pas dépistées utiliseront l’autotest ? Des réponses à ces questions clés sont nécessaires afin d’apprécier et de maximiser l’impact épidémiologique de l’autotest.

    Pour évaluer l’impact des autotests sur la transmission du VIH chez les HSH, il s’agira dans un premier temps, de développer un modèle dynamique de transmission du VIH, basé sur des équations différentielles, permettant de reproduire la situation épidémiologique du VIH chez les HSH en France avant l’arrivée de l’autotest. Pour paramétrer ce modèle, des données sur l’histoire naturelle du VIH, les comportements sexuels, la couverture en traitement antirétroviral, la fréquence du recours au dépistage issues de la littérature et d’enquêtes seront utilisées. Dans un second temps, il s’agira de complexifier ce modèle pour prendre en compte l’arrivée de l’autotest, ces spécificités par rapport aux méthodes de dépistage « classiques », et les préférences des utilisateurs. Par exemple, l’autotest, vendu en pharmacie, est plus accessible que les autres méthodes de dépistage, et permet d’avoir un résultat plus rapidement que certaines méthodes de dépistage, mais il peut aussi avoir une sensibilité moins élevée que les autres méthodes de dépistage s’il est mal utilisé ou bien en ce qui concerne la détection d’infection récente. Des données sur les préférences des individus quant à l’offre de dépistage (méthode de dépistage classique versus autotest et cela fonction du prix de l’autotest) seront obtenues à partir de l’étude « V3T : VIH Teste-Toi Toi-même » qui a été conduite fin 2016 début 2017, et dont l’un des objectifs était de collecter des données sur le profil des utilisateurs de l’autotest ainsi que sur les préférences en matière de dépistage. Ainsi ce modèle devrait permettre d’apprécier l’impact épidémiologique de l’autotest sur la transmission du VIH chez les HSH.

    Les responsables du stage seront Virginie Supervie (chercheuse à l'INSERM) et Romulus Breban (chercheur à l'Institut Pasteur).

    Profil recherché : débutants acceptés

    Stage de Master 2

    Bonnes connaissance en mathématiques et en programmation. Le modèle sera implémenté et simulé avec Matlab.

    Stage

    6 mois

    Gratification de stage : entre 400 € et 500€ par mois

    Convention de stage obligatoire

    Modalités de candidature

    Date limite : 31/01/2018

    Envoyer par email (v.supervie@gmail.com) votre CV et une lettre de motivation