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  1. Thèse Santé Publique Epidémiologie - Contrat Doctoral IRSN Etude du risque de cardiotoxicité radio-induite précoce chez des patientes traitées par radiothérapie pour un cancer du sein à partir d’une cohorte prospective

    Offre d'emploi. CDD. Haute Garonne. Publiée le 09/03/2017.

    Employeur

    L’IRSN est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle conjointe des ministres chargés de l’écologie, de la recherche, de l’énergie, de la santé et de la défense. Le champ de compétences de l'IRSN couvre l'ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants, utilisés dans l'industrie ou la médecine, ou encore les rayonnements naturels. Notamment, l'IRSN exerce ses missions d'expertise et de recherche dans le domaine de la radioprotection de l’homme.

    Au sein de l’IRSN, les recherches menées par le laboratoire d’épidémiologie des rayonnements ionisants, dirigé par Dominique Laurier (LEPID, http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Organisation/equipes/radioprotection-homme/Lepid/ , localisé à Fontenay aux Roses), visent à améliorer, par le suivi épidémiologique de cohortes et d’analyses statistiques, les connaissances sur les effets sanitaires des rayonnements ionisants chez l’homme, qu’elles soient d’origine professionnelle, médicale ou environnementale. Le sujet de thèse proposé se positionne dans l’axe de recherche exposition d’origine médicale (exposition thérapeutique à la radiothérapie).

    Pour développer la thématique de la cardiotoxicité radio-induite, une chercheuse du LEPID est affectée dans l’équipe d’épidémiologie cardiovasculaire de l’unité INSERM UMR 1027 du Pr Andrieu. Une collaboration a été mise en place depuis 2014 avec cette équipe de recherche, dirigée par le Pr Jean Ferrière (localisée à Toulouse, http://www.u1027.inserm.fr/), spécialisée dans l’étude des facteurs de risque et prise en charge en population de l’athérosclérose et plus généralement des maladies cardiovasculaires.

    Dans ce contexte, le laboratoire IRSN de rattachement du doctorant sera le LEPID et le lieu de travail du doctorant sera l’unité INSERM UMR1027 de Toulouse.

    Coordonnées

    IRSN

    prp-hom/srbe/lepid

    BP 17

    92262 Fontenay aux Roses Cedex

    Description du poste

    Contexte :

    Il a été montré que la radiothérapie (RT) pour le cancer du sein était associée à un risque accru, à long terme, d'insuffisance cardiaque, de maladie coronarienne, d’infarctus du myocarde et in fine de décès cardiovasculaire plus de 10 ans après la RT. Des progrès majeurs ont été faits ces dernières années en radiothérapie, mais le cœur, compte tenu de sa position anatomique partiellement dans le champ d’irradiation, reste un organe à risque pour la RT du sein. Bien avant l'apparition d'événements cardiaques cliniquement significatifs, il y a aujourd’hui un manque de connaissances sur les formes précoces de cardiotoxicité induite par RT du sein qui peuvent apparaître chez des patientes asymptomatiques (cardiotoxicité infraclinique) au cours des premiers mois ou années après la RT. De nouvelles connaissances restent donc à acquérir: sur les signes précoces de cette cardiotoxicité radio-induite décelables par l’imagerie cardiaque (échographie, coroscanner, IRM), sur les marqueurs biologiques impliqués, sur les niveaux de doses au cœur concernés et sur la quantification du risque individuel, pour finalement proposer des pistes d’amélioration des moyens de prévention possibles et de la prise en charge de ces patientes.

    Objectifs et méthodologie

    A partir d’une cohorte prospective de près de 200 patientes* atteintes d’un cancer du sein, traitées par radiothérapie et suivies pendant 2 ans, ce travail de thèse aura pour objectifs

    • d’identifier et valider les marqueurs cardiaques fonctionnels et anatomiques (basés sur l’imagerie cardiaque) et les marqueurs biologiques circulants les plus importants dans l’évaluation de changements cardiovasculaires apparaissant dans les 2 années suivant la RT du sein,
    • développer des modèles de prédiction du risque intégrant ces marqueurs en fonction de la dose absorbées par les différentes structures du cœur, en prenant en compte les autres des facteurs de risque cardiovasculaires

    Les marqueurs fonctionnels et anatomiques basés sur l’imagerie cardiaque seront les suivants :

    • L’échographie de strain 2-D (ECHO) qui est l’examen d’imagerie cardiaque le plus utilisé pour évaluer les dysfonctions myocardiques et une technique récente pour l’évaluation des déformations myocardiques.
    • Le coroscanner (CT) pour évaluer les lésions au niveau des artères coronaires en évaluant des informations morphologiques incluant la visualisation des artères coronaires et des calcifications ainsi qu’en évaluant le score calcique.
    • L’IRM cardiaque (MRI) qui est le gold standard pour évaluer les anomalies tissulaires myocardiques ainsi que pour la mesures des volumes et fonction ventriculaires.

    Les biomarqueurs circulants (BLOOD) seront basés sur un panel de biomarqueurs comprenant des marqueurs « classiques » d’atteintes cardiaques (Troponine, BNP, …), des cytokines inflammatoires, et des marqueurs d’activation et dysfonction endothéliale, mais également des marqueurs plus innovants tels que les microARNs ou les microparticules.

    Les points de mesure seront faits à l’inclusion avant la radiothérapie (ECHO, CT, MRI, BLOOD) ; à la fin de la RT (BLOOD) ; 6 mois post RT (ECHO, MRI, BLOOD) et 24 mois post RT (ECHO, CT, MRI, BLOOD).

    Les marqueurs à différents temps de mesure seront analysées pour générer des hypothèses préliminaires . L’évolution des variables continues issues de ECHO, CT ou MRI seront analysés par des modèles tels que des modèles mixtes de régression. L’étude des images cardiaques combinées à la dosimétrie précise du cœur permettra une analyse de la corrélation entre la localisation des modifications cardiovasculaires et la distribution anatomique des doses. Enfin, des modèles de prédiction multivariées de risque de type NTCP seront construits et un score de risque sera proposé pour une prédiction individuelle du risque.

    les données seront issues d'un cohorte monocentrique française (étude BACCARAT) et une cohorte multicentrique européenne (projet MEDIRAD- EARLY HEART study)

    Ecole doctorale de rattachement : ED Santé Publique (ED570)

    Co-Direction de la thèse: D. Laurier (IRSN)/ J Ferrières (INSERM)

    Tuteur de la thèse: S Jacob (IRSN)

    Profil recherché : débutants acceptés

    Etudiant ayant validé un M2 de santé publique/ épidémiologie ou diplôme d’ingénieur équivalent de biostatistique.

    Bonne pratique de l'anglais.

    Possibilité de mobilité en Europe Espagne, Portugal, Hollande (env 3 mois cumul)

    Contrat à durée déterminée (CDD)

    contrat doctoral IRSN (CDD 3 ans)

    env. 2050 € brut/mois

    Contact(s)

    Sophie Jacob, épidémiologiste IRSN

    Tutrice de la thèse

    sophie.jacob@irsn.fr

    05 61 14 56 08

    Modalités de candidature

    Date limite : 15/04/2017

    CV+lettre de motivation